
Dans le périmètre du Parc naturel régional de la Brenne, le recensement des zones humides est complexe et aucun état des lieux exhaustif n'existe à ce jour.
C’est pourquoi, afin de contribuer à la cartographie nationale des zones humides en cours d’élaboration, le Parc procède depuis plusieurs années à des inventaires spécifiques sur son territoire. Ces inventaires se basent sur la recherche de plantes caractéristiques des milieux humides et sont effectués par des botanistes du Parc. Si les plantes observées ne permettent pas de statuer sur le caractère humide du milieu, des carottages de sols sont effectués en complément, à l’aide d’une tarière. À l’issue des prospections, une carte localisant les différents types de zones humides identifiées est remise aux propriétaires. Ces inventaires ont pour seul objectif d’améliorer les connaissances sur les zones humides. De nombreux propriétaires de Brenne ont déjà accepté de participer à cette action et ont ainsi permis d’inventorier plus de 4 500 ha l’année dernière, mais il reste encore de vastes surfaces à parcourir... Ainsi, Gabrielle Beugnier et Suzanne Lefort, chargées d’études flore au Parc, prospectent, jusqu’en août 2026, 70 propriétés des communes du nord et de l’est de la Grande Brenne, pour une surface de près de 3 900 ha. Pour les parcelles où un doute persistera, Aurore COIGNET, formée à l’étude des sols, ira confirmer ou infirmer la présence de zones humides en fin d’année, lorsque l’humidité des sols sera satisfaisante.
Les inventaires réalisés au début du printemps ont d’ailleurs permis de faire une belle découverte : il a été trouvé pour la première fois en Brenne, et en région Centre-Val de Loire (rien que ça !), un Sérapias à labelle allongé (Serapia vomeracea) sur la commune de Nuret-le-Ferron. Après visite sur place, des conseils de gestion ont été proposés au propriétaire.
Une Zone humide c’est quoi ?
La Brenne est reconnue depuis 1991 comme une zone humide d'importance internationale au titre de la convention de Ramsar. Mais…
Les milieux humides sont des zones de transition entre la terre et l’eau. Parmi ceux-ci, on distingue différentes zones comme les zones marines, les zones lacustres, les zones riveraines (en bordure de cours d’eau) ou encore les zones humides. Celles-ci sont des écosystèmes riches et diversifiés qui remplissent des fonctions essentielles :
- lieu de vie pour la faune et la flore ;
- lutte contre le changement climatique ;
- production de ressources (élevage, pisciculture, bois) ;
- préservation et amélioration de la qualité de l’eau ;
- régulation des crues ;
- etc.
Malgré leur importance capitale pour l’homme et la nature, une étude scientifique de 2014 estimait que la régression des surfaces de zones humides à l’échelle mondiale s’élève à plus de 60 % depuis le siècle dernier.
Contact Parc : Gabrielle Beugnier, chargée d'études Flore, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.





















